Traitement de l'humidité en Nouvelle-Aquitaine
Argiles gonflantes, nappe de la Garonne, marais — ici l'humidité vient du sol
En Nouvelle-Aquitaine, l'humidité vient du sol et non de l'air
Six départements sur douze ont un facteur argileux
Le retrait-gonflement des argiles est la véritable signature de la Nouvelle-Aquitaine. Ce phénomène touche la majorité des départements de la région, sous des formes variées selon les secteurs : retrait-gonflement marqué en Dordogne, argiles gonflantes en Charente-Maritime, molasses argileuses en Lot-et-Garonne, argiles du sud en Charente, phénomène également présent en Gironde et dans la Vienne.
L’enjeu est avant tout un enjeu de diagnostic. L’argile ne produit pas d’humidité au sens propre : elle produit des fissures, que l’on attribue trop souvent, à tort, à une infiltration ou une remontée capillaire. Or traiter une remontée capillaire sur un désordre d’origine argileuse ne résout rien, et peut même aggraver la perte de confiance du client. À l’inverse, être capable de trancher clairement entre ces deux causes distinctes est un vrai repère de compétence sur l’ensemble du territoire néo-aquitain.
Les deux exceptions : les Landes et le Pays basque
Deux départements sortent de ce schéma dominé par l’argile, et il faut le dire clairement pour rester crédible auprès de nos clients. Dans les Landes, la nappe des sables affleure directement, sans argile gonflante notable : le sujet n’est donc pas la fissure mais l’humidité ambiante, et la ventilation y reste la réponse la plus pertinente.
Les Pyrénées-Atlantiques, à l’inverse, cumulent toutes les contraintes à la fois : c’est le département le plus arrosé de France, avec un bâti traditionnel en torchis basque qui, comme le torchis normand, exclut tout traitement étanche. Cette double exposition — sol et air — en fait le département le plus exigeant en diagnostic de toute la région.
Les 12 départements de Nouvelle-Aquitaine : ce qui change d'un secteur à l'autre
| Département | Socle & bâti | Pathologie dominante | Ce qui distingue le département |
|---|---|---|---|
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64 Pyrénées-Atlantiques |
Socle pyrénéen · torchis basque sur ossature bois | Pénétration par façades Pluie battante |
Département le plus arrosé de France, noté 4 en structurel comme en ambiant. Le torchis basque exclut tout traitement étanche. |
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24 Dordogne |
Calcaires karstiques, vallées alluviales · bâti rural en pierre | Fissures d'origine argileuse Prises pour des infiltrations |
Seul département qualifié de retrait-gonflement « majeur ». En contexte karstique, une infiltration peut avoir une origine éloignée du désordre visible. |
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33 Gironde |
Palus estuariens, alluvions de la Garonne · échoppes et pierre calcaire tendre | RGA & infiltrations sous-sol Souvent simultanés |
Marché le plus large de la région, seul département où quatre facteurs se cumulent. Sur le calcaire tendre, l'eau pénètre la masse de la pierre et pas seulement les joints. Caves enterrées nombreuses. |
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79 Deux-Sèvres |
Socle de la Gâtine à l'ouest, marais Poitevin au nord · bâti rural en pierre | Nappe permanente Infiltrations en marais |
Noté 4 en structurel sans facteur argileux : l'eau vient du marais et du socle imperméable. Le discours argileux n'y a pas lieu d'être. |
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17 Charente-Maritime |
Marais salés littoraux, argiles gonflantes · bâti en pierre calcaire | Efflorescences salines Prises pour du salpêtre capillaire |
Écart le plus large entre structurel (4) et ambiant (2) : le sol est très humide, l'air non. Les sels marins imposent un diagnostic différentiel avant tout traitement. |
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47 Lot-et-Garonne |
Molasses argileuses, alluvions de la Garonne · brique foraine | Fissures RGA & remontées Remontées capillaires |
Même problématique argileuse qu'en Gironde, sans le littoral ni les caves. La brique foraine, très poreuse, impose une finition respirante après traitement. |
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40 Landes |
Nappe des sables affleurante · sans argile gonflante | Nappe affleurante Condensation |
Seul département où l'ambiant (4) dépasse le structurel (3), et seul département sans argile gonflante. Le drainage y est souvent inopérant faute d'exutoire. |
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19 Corrèze |
Socle cristallin imperméable · bâti rural en pierre | Ruissellement Infiltrations sur socle imperméable |
Pluviométrie élevée sur un socle qui n'absorbe rien : l'eau reste en surface et cherche les points bas. |
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23 Creuse |
Socle cristallin, nappes perchées · bâti rural en pierre | Infiltrations Nappes perchées |
Brouillards fréquents s'ajoutant aux nappes perchées. Profil quasi identique à la Haute-Vienne. |
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87 Haute-Vienne |
Socle cristallin, nappes perchées · bâti rural en pierre | Infiltrations Nappes perchées |
Profil identique à la Creuse et proche de la Corrèze : les trois départements limousins se traitent éditorialement ensemble. |
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16 Charente |
Karst au nord, argiles au sud · alluvions de la Charente | Infiltrations fond de vallée Désordres argileux au sud |
Département coupé en deux : karst au nord, argiles au sud. Un discours unique ne fonctionne pas ici. |
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86 Vienne |
Tuffeau, sources de versant · argiles | Fissures RGA Infiltrations par sources de versant |
Contient à la fois le point le plus sec des 24 départements étudiés et un aléa argileux majeur : la maille départementale efface l'essentiel. |
Nous intervenons en Nouvelle-Aquitaine
Gironde (33)
Retrait-gonflement des argiles, palus estuariens, nappe de la Garonne, échoppes bordelaises.
Lot-et-Garonne (47)
Molasses argileuses, brique foraine, nappe de la Garonne.
Deux-Sèvres (79)
Retrait-gonflement des argiles, nappe affleurante du Marais poitevin, socle cristallin de la Gâtine, maisons en granite et schiste.
Vienne (86)
Retrait-gonflement des argiles, desquamation du tuffeau, sources de versant sur les coteaux calcaires, caves creusées dans la roche à Poitiers et Chauvigny.
Charente (16)
Argiles gonflantes au sud, karst et nappe de la Charente au nord, maisons en pierre calcaire du Cognaçais.
Haute-Vienne (87)
Retrait-gonflement des argiles malgré le socle granitique, nappes perchées sur roche cristalline, brouillards fréquents du Limousin.
Dordogne (24)
Retrait-gonflement majeur, relief karstique, vallées encaissées de la Dordogne et de la Vézère.
Nos traitements de l'humidité en Nouvelle-Aquitaine
À chaque problème, un traitement précis. Toutes nos interventions sont garanties 10 ans.
Cuvelage
Barrière étanche
Étanchéité extérieure
Installation d’une membrane étanche le long des murs de fondations après décaissement.
Ventilation
Inverseur de polarité
Drainage
Prix du traitement de l'humidité en Nouvelle-Aquitaine
Vienne (86) : Diagnostic différentiel entre retrait-gonflement des argiles et sources de versant avant tout chiffrage, les deux causes produisant des désordres proches mais des traitements différents. Sur le bâti en tuffeau, pierre calcaire tendre et poreuse, l’injection doit être plus dense et la finition impérativement à la chaux, sous peine de désagrégation de surface.
Charente (16) : Coexistence de deux logiques selon le secteur : argiles gonflantes au sud, imposant reprise de fissures et injection, et zones karstiques au nord, où la nappe de la Charente peut réserver des surprises sur le niveau d’eau réel. Le diagnostic doit trancher lequel des deux facteurs domine avant de chiffrer.
Haute-Vienne (87) : Socle cristallin peu perméable, qui favorise la formation de nappes perchées locales et retient l’humidité en surface plutôt que de la laisser s’infiltrer en profondeur. Les brouillards fréquents du Limousin entretiennent une humidité ambiante persistante, ce qui pèse davantage sur les traitements de ventilation que sur le drainage.
Dordogne (24) : Retrait-gonflement majeur, l’un des plus marqués de la région, imposant un diagnostic différentiel systématique avant tout traitement d’humidité. Le relief karstique et les nombreuses vallées encaissées compliquent par ailleurs l’accès aux fondations, ce qui peut renchérir un drainage ou une étanchéité extérieure selon la configuration du terrain.
Il n’existe pas de tarif unique : le prix dépend du type d’humidité diagnostiqué et de la nature de la maçonnerie. Voici nos fourchettes de référence, appliquées en Nouvelle-Aquitaine.
Ce qui influence le devis selon le département
Gironde (33) : Diagnostic différentiel argile / infiltration avant tout chiffrage : c’est lui qui décide s’il faut un drainage, une reprise de fondation par un autre corps de métier, ou un traitement d’humidité. Cuvelage en secteur de palus et de nappe de Garonne.
Charente-Maritime (17) : Drainage en secteur de marais où la nappe reste haute, et traitement des efflorescences salines sur le littoral, qu’on confond avec du salpêtre d’origine capillaire.
Landes (40) : Nappe des sables affleurante : le drainage est souvent inefficace faute d’exutoire, et le cuvelage devient la solution par défaut.
Lot-et-Garonne (47) : Molasses argileuses : drainage difficile, même problématique qu’en Gironde sur le diagnostic différentiel. La brique foraine impose une finition respirante.
Deux-Sèvres (79) : Drainage en secteur de Marais Poitevin, où la nappe reste naturellement haute et rend l’évacuation de l’eau plus complexe. Sur le socle de la Gâtine, à l’inverse, c’est le diagnostic différentiel argile/infiltration qui pèse le plus sur le devis, la région restant marquée par un facteur structurel élevé.
| Traitement | Prix indicatif | Indiqué pour |
|---|---|---|
| Barrière étanche par injection | 187 € HT à 272 € HT/ml | Remontées capillaires au rez-de-chaussée |
| Cuvelage intérieur | 277,40 € HT à 367,40 € HT/m² | Cave, sous-sol, murs enterrés |
| Étanchéité extérieure | 289,90 € HT à 649,83 € HT/m² | Murs enterrés accessibles par l'extérieur |
| Drainage périphérique | 115 € HT à 230 € HT/ml | Terrain argileux, nappe haute |
| Écran étanche (sans excavation) | 1 500 € HT à 5 000 € HT/m² | Parois humides, accès contraint |
| VMC (installation complète) | 849 € HT à 1 290 € HT | Condensation, moisissures |
| Ventilation par insufflation VPH, VMI, VPS | 3 200 € HT à 4 010,88 € HT | Bâti ancien sans conduits |
Comment nous intervenons en Nouvelle-Aquitaine
Sur un sol argileux sujet au retrait-gonflement
Le diagnostic repose sur la forme et la saisonnalité des fissures, pas sur leur seule présence. Le retrait-gonflement se reconnaît à des fissures en escalier ou obliques, qui s’ouvrent en période sèche et se referment en hiver — l’inverse d’une infiltration classique, dont l’humidité mesurable ne varie pas avec les saisons. Portes et fenêtres qui coincent au même moment chaque année, tassement localisé près d’un arbre ou d’une extension récente, absence d’humidité mesurable dans le mur malgré la fissure : ce sont les signes qui orientent vers l’argile plutôt que vers l’eau. Quand la cause est confirmée argileuse, nous orientons vers un bureau d’études géotechniques ou un expert fondations pour la reprise structurelle, qui n’est pas notre métier. Nous intervenons en revanche sur ce qui relève de l’humidité elle-même si un désordre distinct coexiste — une remontée capillaire ou une infiltration ne disparaissent pas parce que le sol est argileux, elles s’ajoutent parfois au problème.
Sur une nappe alluviale — Garonne, Dordogne, Charente
Une mesure ponctuelle du niveau de nappe ne suffit pas : elle ne donne que le niveau du jour, pas le plus haut de l’année. Nous recherchons les témoins d’une remontée passée — traces d’humidité en hauteur, dépôts, récits de débordement — recoupés avec les données hydrogéologiques disponibles pour le secteur. Le choix entre intrados et extrados suit ensuite la logique habituelle : étanchéité extérieure quand l’accès au terrain le permet, traitement intérieur dès que mitoyenneté ou accès contraint l’empêchent. Le drainage périphérique s’impose dès que ce niveau de nappe le plus haut dépasse celui du sol de la cave ; en dessous, un cuvelage seul peut suffire à condition de bien résister à la pression.
Sur de la brique foraine
Cuite à basse température, la brique foraine est très poreuse et donc très respirante — mais aussi fragile. Sa porosité favorise les remontées capillaires, en particulier au niveau du soubassement et du pied de mur, où les briques sont les plus exposées et parfois irrécupérables si l’humidité s’est installée durablement. La finition doit impérativement rester respirante : un mortier ou un enduit à la chaux naturelle, jamais de ciment ni de plâtre, qui bloqueraient l’évaporation et provoqueraient sels et effritement au lieu de les prévenir.
Sur une échoppe ou une maçonnerie en pierre calcaire
Sur ce type de pierre poreuse, l’eau pénètre la masse du matériau et pas seulement le joint qui l’assemble. Cela impose des points d’injection plus rapprochés, visant la pierre elle-même plutôt que le seul mortier, pour créer une barrière continue dans un matériau qui absorbe plus vite et plus profondément qu’un calcaire dur ou qu’un granite. Le risque propre à ce matériau est la désagrégation de surface : les sels cristallisent dans les pores en séchant et provoquent écaillage et poudrage, un phénomène distinct du salpêtre classique qui attaque la pierre elle-même plutôt que l’enduit qui la recouvre.
Les questions que vous nous posez sur votre logement en Nouvelle-Aquitaine
Quel est le prix moyen d'un traitement de l'humidité en Nouvelle-Aquitaine ?
Il n’existe pas de prix moyen unique pour la Nouvelle-Aquitaine : le tarif dépend de la cause identifiée et de l’ampleur des travaux. Ce qui distingue la région, c’est que le diagnostic différentiel entre argile et infiltration pèse souvent plus sur le devis que le traitement lui-même, six départements sur douze étant concernés par le retrait-gonflement des argiles. Voir le tableau complet ci-dessus pour le détail par type de traitement.
Mon logement est-il concerné par le retrait-gonflement des argiles ?
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) fait gonfler les sols argileux en présence d’eau et les rétracte en période de sécheresse, ce qui fissure façades, terrasses et encadrements de fenêtres. Il ne s’agit pas d’un problème d’humidité au sens strict, mais il en est souvent le révélateur — et il se confond fréquemment avec une infiltration ou une remontée capillaire.
La Nouvelle-Aquitaine est l’une des régions françaises les plus concernées, avec une exposition marquée dans la majorité de ses départements : retrait-gonflement majeur en Dordogne, argiles gonflantes en Charente-Maritime, molasses argileuses en Lot-et-Garonne, argiles du sud en Charente, phénomène également présent en Gironde et dans la Vienne. Deux départements font exception : les Landes, où la nappe des sables affleure sans argile gonflante notable, et les Pyrénées-Atlantiques, qui cumulent ce risque avec une exposition climatique parmi les plus fortes de France.
À retenir si vous vendez ou faites construire : l’arrêté du 9 janvier 2026 a mis à jour la carte nationale d’exposition au RGA pour tenir compte de la sinistralité récente. Ce nouveau zonage s’applique aux promesses et actes de vente de terrains constructibles non bâtis ainsi qu’aux contrats de construction de maison individuelle conclus à compter du 1er juillet 2026. Vous pouvez vérifier l’exposition de votre parcelle gratuitement sur géorisques.gouv.fr, dont les données sont produites par le BRGM.
J'ai des fissures et des traces d'humidité : comment savoir si c'est l'argile ou une infiltration ?
Les deux causes produisent des symptômes qui se ressemblent, et elles ne se traitent pas du tout de la même façon. Voici comment on les distingue.
1. Ce qui oriente vers l’argile
Des fissures en escalier ou obliques, souvent situées en façade ou près des angles, qui suivent un rythme saisonnier bien identifiable : elles s’ouvrent en période de sécheresse et se referment partiellement à la saison humide suivante. Des portes ou fenêtres qui coincent à la même période chaque année, ou un tassement localisé près d’un arbre ou d’une extension récente, renforcent cette piste.
2. Ce qui oriente vers une infiltration ou une remontée capillaire
Une bande d’humidité mesurable en pied de mur, stable dans le temps et non liée aux saisons pour une remontée capillaire, ou au contraire clairement corrélée aux épisodes de pluie pour une infiltration latérale. Ici, un hygromètre confirme une humidité réelle dans le matériau — ce que le retrait-gonflement, seul, ne produit pas.
3. Le cas fréquent : les deux à la fois
Un désordre argileux fissure le mur, cette fissure devient ensuite un point d’entrée pour l’eau, qui s’y infiltre et crée une véritable humidité mesurable en plus du problème structurel initial. Dans ce cas, l’ordre compte : la stabilisation du sol ou de la structure doit être engagée avant tout traitement d’humidité, sans quoi la fissure continuera de s’ouvrir et neutralisera l’effet du traitement.
4. Ce qu’il ne faut pas faire
Engager un traitement d’humidité — injection de résine, cuvelage, drainage — sur un désordre d’origine purement argileuse ne résout rien : la cause n’est pas hydrique, elle est structurelle. Le mur continuera de se fissurer au rythme des saisons, quel que soit le traitement d’humidité appliqué.
5. Quand la cause est structurelle
Nous orientons alors vers un bureau d’études géotechniques ou un expert fondations, seuls habilités à préconiser une reprise en sous-œuvre. Notre intervention reprend son sens une fois cette cause structurelle confirmée et traitée, si un désordre d’humidité distinct persiste.
Ma maison est-elle en zone de présence de mérule, et quelles sont mes obligations si je vends ?
La mérule est un champignon lignivore qui se développe dans les bois humides et mal ventilés (charpentes, planchers, sous-sols), et peut fragiliser gravement la structure d’un bâtiment si elle n’est pas traitée à temps. Depuis la loi ALUR de 2014, une obligation d’information de l’acquéreur s’applique uniquement dans les zones délimitées par arrêté préfectoral (articles L.133-8 et L.133-9 du Code de la construction et de l’habitation) : le vendeur doit alors fournir, au plus tard à la signature de l’acte authentique, une information écrite sur le risque, généralement intégrée à l’état parasitaire annexé au dossier de diagnostic technique.
Pour la Gironde en particulier, certaines sources indiquent l’absence d’arrêté préfectoral mérule sur le département, d’autres évoquent des arrêtés ponctuels sur des communes ou quartiers spécifiques. Pour connaître avec certitude votre situation, trois vérifications restent nécessaires : l’existence et le périmètre exact d’un arrêté mérule pour votre commune (à demander directement à la préfecture de Gironde ou à votre mairie), la confirmation de la portée légale de l’obligation d’information par un professionnel du droit, et un diagnostic mérule réalisé par un opérateur certifié — c’est ce dernier qui pourra confirmer si votre bien est concerné et vous accompagner dans vos démarches de vente.
Quel taux d'humidité est normal dans une cave ?
Dans une cave enterrée classique, un taux d’humidité relative plus élevé que dans une pièce à vivre est normal et attendu : les sources techniques convergent généralement autour de 60 à 70 %, un niveau qui devient préoccupant surtout au-delà de 70-80 % ou en présence de signes visibles de dégradation.
Dans une région aussi marquée par la culture du vin que la Nouvelle-Aquitaine, ce raisonnement s’inverse pour une cave à vin : l’humidité n’y est pas un défaut, c’est une condition de conservation. Un air trop sec dessèche les bouchons en liège, les fait se rétracter et laisse entrer l’air, ce qui oxyde le vin. Les sources professionnelles situent généralement la fourchette idéale entre 60 et 80 % selon le type de vin et la durée de garde recherchée — un chiffre qui ferait fuir un propriétaire de pavillon parisien, mais qui est parfaitement sain pour une cave à vin bordelaise ou charentaise.
Le problème ne commence donc pas quand l’hygrométrie est élevée, mais quand l’eau attaque la structure elle-même : ruissellement visible, salpêtre, dégradation du mortier, odeur de moisi persistante, ou moisissures qui s’installent directement sur les étiquettes plutôt que sur les seuls murs. C’est particulièrement pertinent en Gironde et en Charente-Maritime, où le sol argileux et les nappes proches de la surface exposent davantage les caves enterrées à ce type de désordre.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est engager un cuvelage réflexe sur une cave dont l’hygrométrie élevée fonctionne normalement pour l’usage recherché. Lors du diagnostic, nous mesurons le taux d’humidité de l’air et des matériaux eux-mêmes, et nous distinguons une humidité stable et homogène — celle d’une bonne cave à vin — d’une humidité localisée, révélatrice d’une infiltration ou d’une remontée capillaire réelle.
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